Frédéric Sans Musicothérapeute
Frédéric SANS est un thérapeute soignant, sans bistouris, sans anesthésie. Dans une démarche de soins, de relation d’aide, d’accompagnement et de soutien psychologique, Il utilise la musique et tous les éléments qui la compose comme moyen d’expression, de communication, de structuration et d’analyse de la relation.
Découvrez cette belle personnalité qui possède : » Deux Oreilles pour Soigner ! L’une pour la mélodie, l’autre pour l’âme. «
Qu’est-ce que la musicothérapie ?
Comme la psychologie, l’orthophonie, ou la psychomotricité, la musicothérapie est une approche thérapeutique. Bien qu’elle ne soit pas encore une profession réglementée, elle est utilisée dans de nombreux contextes de soins. Au final nous sommes au coeur du parcours de soin et je travaille avec des médecins, des neurologues, des psychothérapeutes…
C’est une pratique assez nouvelle en France qui est reconnue dans le monde entier par des études scientifiques qui démontrent les effets positifs de cette façon de soigner, notamment sur les personnes âgées en psychiatrie. Pour être très clair, je suis un professionnel de la santé et j’utilise la musique comme un outil thérapeutique pour soigner le mental. Je suis un spécialiste de la santé mentale, psychique et émotionnelle.
Vous parlez d’études scientifiques, que démontrent-elles ?
Tout d’abord que cela fait du bien !
Et puis, qu’avec des personnes âgées qui sont en Unité Protégée comme les, malades d’Alzheimer, user de la musicothérapie, réduit considérablement le stress, l’anxiété et peut par exemple, faire cesser un trouble du comportement.
Certains médicaments ne le font pas forcément. On appelle ça une thérapie non médicamenteuse. Parce qu’à ce stade-là, on remplace la prise d’anxiolytiques.
Les personnes âgées ont parfois le soir 12 ou 14 cachets à avaler. L’idée générale, c’est d’en réduire le nombre, comme le réussissent déjà l’Art-thérapie, la zoothérapie avec les animaux, ou encore la médiation animale. Tout ça, ce sont des thérapies non médicamenteuses qui agissent réellement sur un état mental qui apporte du bien-être, parce qu’on est aussi très à l’écoute des émotions. Le musicothérapeute est formé à la psychologie et il est apte à décoder les comportements de personnes qui ne peuvent plus s’exprimer avec des mots. La musique leur permet d’exprimer ce qu’ils ont enfoui au fond d’eux-même et de se défaire de certaines angoisses ou autres problématiques dont ils n’ont pas toujours conscience.
Alors comment ça se passe ? C’est vous qui jouez de la musique ou c’est votre patient ?
En fait, j’utilise la musique comme déclencheur, soit en faisant écouter au patient quelque chose et en lui demandant d’exprimer ses émotions à cet instant. C’est la musicothérapie Réceptive. Souvent la personne pense d’abord à un jeu, et va écouter cette musique et réagir. Tout en la laissant s’exprimer corporellement, je lui pose des questions anodines sur des images ou des sensations qui lui traversent l’esprit. Par ce fait, le thérapeute que je suis, va la voir se mettre à nu parce que la musique vient nous toucher en plein coeur, c’est la langue des émotions. Beaucoup de sentiments, émotions, ou autres passent en direct devant mes yeux. Je vais savoir rapidement, comment la personne gère tout cela et, qu’elle est sa personnalité. Bien entendu, les musiques choisies ne sont pas dues au simple hasard. Dans les années soixante dix, le Docteur Jaqueline Verdeau-Paillès, a défini en musicothérapie ce qu’on appelle le bilan Psycho-musical en proposant des oeuvres très étudiées qui transmettent une intention. De l’angoisse, de la joie, une oeuvre sentimentale… Il suffit de regarder comment cela résonne avec le patient.
Par exemple, si je fais écouter une oeuvre angoissante à quelqu’un d’origine angoissée et qu’il me dit : « j’ai vu des papillons et je me suis vu dans un champ en train de courir ». Cela veut dire bien des choses.
De plus je suis très attentif au non-verbal. Sans qu’il ne s’en rende compte, toutes ses petites remarques misent bout à bout me permettent de percer sa personnalité et de proposer par la suite une technique de soin bien adaptée.
La musique sert-elle de déclencheur ou de soin ?
La musique c’est l’outil. Le soigneur c’est moi, c’est l’humain. C’est toujours l’homme qui soigne, et ça c’est vraiment très important de le comprendre car c’est avant tout la base. Puis ce qui va aider à soigner, c’est la relation que nous entretenons avec notre patient, le souci que nous avons c’est de découvrir et connaître son parcours de soin, son histoire, son vécu et sa sensibilité. C’est cet ensemble de paramètres qui va soigner. Au final, la musique n’est qu’un moyen pour y arriver, mais c’est un outil puissant, parce que nous avons accès à l’intérieur du patient, et ce de manière douce.
Quand on va voir un psychothérapeute, il y a toujours des mécanismes de défense qui se mettent en place inconsciemment. La musique c’est un jeu et lespatients se disent : « Tiens Frédéric va nous faire écouter de la musique… c’est cool ! ». Ils oublient de mettre en place ces fameux mécanismes de défense, ils se découvrent sans trop sans rendre compte, et je vais pouvoir les soigner.
Vous m’avez parlé de deux types de musicothérapie ?
Effectivement, il y a aussi,la musicothérapie active.
Dans ce cas là, on joue de la musique. Et peu importe comment… C’est la passion qui l’emporte, même si le patient ne sait pas jouer. Il fait un rythme, avec des bouts de bois, avec ma voix, avec la sienne… Alors je mets en place des instruments sur le sol ou dans la pièce où nous nous trouvons et je le laisse faire. Même s’il ne fait que me parler, c’est déjà de la musique pour moi. Il y a un rythme, un débit, une hauteur, des pulsations, des intentions… Des silences. Dans la musique, il y a des silences qui ne s’entendent pas, mais ils sont là ! Et si on les changent de place, ce n’est plus le même ressenti. C’est exactement comme du non-verbal.
Dans cette pièce qui s’appelle un Instrumentarium, il y a de tout. Beaucoupde percussions, des cordes, des cuivres… Découvrir comment l’enfant, ou l’adulte va se saisir de tout ça, en jouer, est énormément révélateur. Est-ce qu’il va fermer les yeux ? Comment va-t-il attraper les instruments ? Dans quelle position s’installe-t-il ?
Je vais même repérer, parce que je suis un spécialiste du TDAH (Le Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité ), cette pathologie chez les plus jeunes.
Le TDAH, c’est le trouble de l’attention chez l’enfant. Et il y a trois symptômes caractéristiques : L’inattention, l’impulsivité et l’hyperactivité.
L’expérience de mon métier m’a appris qu’au travers du jeu des enfants, il fautà peine plus de dix minutes pour le révéler et le diagnostique est vraiment fiable, car les symptômes ne trompent pas.
Comment est-ce possible ?
On joue de la musique, comme on est dans la vie et ce même si l’on ne sait pas jouer. Il y a la transmission orale, il n’y a pas de langage. Le langage c’est la musique elle-même. C’est une forme de communication. Dans ma patientèle, j’ai un jeune Autiste qui n’a pas de langage et pourtant je suis arrivé à le faire chanter. Il y est arrivé et c’est super, car en même temps c’est un soin psychique et que l’humain à besoin de parler, de s’exprimer, et de faire ressortir les émotions ressenties dans la journée.
Donc beaucoup de mes patients évacuent tout cela autrement et m’ont dit des choses dans la musique qu’ils ne m’auraient jamais dit à travers le langage.
Parce que, des fois, on peut sortir des choses très profondes. Oui, c’est ça quiest formidable, étonnant et qui me surprend encore. On peut vraiment aller chercher loin.C’est surprenant !
Vous avez donc fait des études de psychologie et avez choisi la musique comme vecteur ?
C’est complètement ça !
J’ai choisi de la musique, parce qu’en fait, je suis musicien depuis que j’ai 3 ans.
Depuis cet âge, je fais de la musique. Ma mère m’a mis au conservatoire à 8 ans, après, j’ai été autodidacte. Je joue de plein d’instruments et la musique, c’est une passion. Donc, j’ai tenté de faire de ma passion un métier, et un jour,j’ai rencontré le soin. Et je me suis dit : Mais si je pouvais unir ma passion pour la musique et le soin, ce serait formidable.
Et en fait, c’est génial !
C’est l’alliance de mes deux appétences : Aider les autres, ça a toujours été mon truc. Finalement, aider les autres par la musique, donne du sens à ma vie !
Frédéric Sans, le musicothérapeute pratique un art très complexe. L’Art de faire parler, ceux qui se taisent par solitude, par maladie ou par perte des souvenirs. Il réussit à réunir deux extrêmes, le silence et la parole… Même si le résultat n’est pas conventionnel, cela fonctionne grâce à son adoration pour la musique. Finalement, jouer de la musique avec lui et que cela ne sonne pas comme un morceau habituel avec tous les codes qu’il faut, ce n’est pas grave. L’essentiel, c’est arriver à faire exprimer une personne qui ne s’exprime plus. C’est comme le dessin, c’est un art où l’esthétique peut ne pas avoir d’importance. Quand nous admirons un tableau de Pablo Picasso, notre regard ne trouve rien de conventionnel, mais notre esprit part systématiquement à la recherche d’un visage, d’un objet caché quelque part par là. C’est la même chose qui se produit pour Frédéric. Il entend une mélodie, des sons, des bruits et grâce à sa connaissance de l’Art musical et de l’humain, il rétablit les choses dans le bon ordre. Il arrive à décoder et mettre des noms sur des pathologies parfois assez complexes à détecter.
Son bureau est un véritable studio d’enregistrement professionnel. Il a la capacité d’enregistrer des voix, de les mettre en musique, de synthétiser les sons de les éclaircir ou autre… Il peut créer des disques pour le bien-être de ses patients. Les instruments de toutes sortes, cohabitent les uns à côté des autres, des saxos, des synthés, des guitares électriques ou acoustiques, des percussions, des tambourins, des caisses claires…
Ce musicologue vient d’apprendre à jouer d’un nouvel accordéon numérique, dernier venu sur le marché, juste pour aider les autres en ne laissant aucune technique de côté. Il en joue avec la même fougue et le même engouement que lorsqu’il a découvert la musique en créant avec ses doigts des sons sortis de sa première guitare. Il suit l’évolution technologique qui lui permet d’aller chercher au plus loin les failles, les problèmes de tout un chacun. Chaque instrument à sa particularité, tout comme chaque être humain à les siennes. Il lui suffit juste d’harmoniser les deux. Facile à dire, mais c’est là, la particularité de ce musicien hors pair, il possède un véritable savoir-faire génial pour allier soin et musicalité !
Pour la personne qu’est Frédéric Sans, les premiers souvenirs musicaux remontent à son enfance, lorsque son père souhaitait l’intéresser au football. Il était d’accord sur le principe, à la seule condition d’écouter ou d’enregistrer les hymnes d’avant matchs. Il est d’abord tombé amoureux des hymnes avant d’ apprécier à sa juste valeur le sport en lui-même.
Puis, seul dans sa chambre il joue de la guitare, car son grand-père et son oncle jouaient de cet instrument aux fêtes de famille. Ils interprétaient des chansons pour faire participer tout le monde et les soirs de fêtes étaient des veillées qui n’en finissaient plus, avec tout un lot de sensations diverses. Ces souvenirs heureux, profondément ancrés dans son ADN, sont certainement révélateur d’émotions que notre musicologue souhaite proposer à l’infini. À chaque nouveau patient, c’est cette étincelle de bonheur enfantin, synonyme d’étincelle de vie qu’il attend de voir remonter à la surface. Si elle apparaît, alors il peut être fier de lui, car cette joie enfantine se reproduit perpétuellement et ce pour améliorer le quotidien de personnes blessées, ou mal menées par la vie. Les souvenirs ne disparaissent pas, ce sont les chemins qui y mènent qui se rompent. La musique permet au cerveau de prendre une autre route pour accéder à nouveau à ces souvenirs perdus dans la jungle de la mémoire. Comme tous les passionnés, il ne lâche rien et revient sans cesse à la charge, avec d’autres musiques, d’autres instruments, jusqu’au moment où cette petite étincelle de vie, synonyme d’un bonheur certain, s’allumera dans l’oeil de son patient.
En fin de compte, ces veillées étaient très vivantes et créaient une belle osmose dans les familles. Frédéric Sans, nourri à cette pratique, ne cesse d’insuffler cette vérité en tant que thérapeute dans l’esprit de ceux qui se sont coupés du monde par les accidents de la vie. Pour lui, c’est plus qu’une vocation, c’est un sacerdoce.
Comment se passe concrètement une séance ?
Cela dépend de beaucoup de choses. Mon plus jeune patient à bientôt 9 mois et le plus âgé est proche des 102 ans.
L’enfant réagi même dans le ventre de sa maman. À 9 mois c’est déjà plus de l’éveil et je m’assure à ce que cet enfant grandisse bien, car il commence à avoir des petits problèmes comportementaux. Il faut observer beaucoup de choses à la fois. Je dispose tout un tas d’instruments au sol et soit l’enfant va vers l’un d’eux, soit j’en joue un peu. Forcément, il y a des réactions. Je vais laisser trainer un microphone branché et je vais engager la voix. La mienne, celle de son papa ou de sa maman, car à cet âge les parents sont présents à la séance. Parfois je fais aussi venir les fratries. Tout cela est révélateur et je vois aussitôt le bon ou le mauvais développement de ce bébé.
Dans les écoles maternelles, cela commence à être plus sérieux. L’école est un moule et, il est possible de détecter des comportements révélateurs de certaines problématiques. L’enfant ne tient pas en place, il fait de grosses crises, il pleure, devient un peu violent…
Je regarde le parcours de soins, que fait-il actuellement, va-t-il chez un orthophoniste, y’a-t-il des bilans psychologiques… Puis c’est l’écoute du discours des parents, du sien… Je vais appeler sa psychologue s’il en a une ou m’intéresser à lui de très près. J’ai besoin de connaître le travail des médecins professionnels qui l’entourent. Puis c’est le temps de l’observation avec la musique en support. Puis je vais lui confier ce que je peux lui apporter. Je peux le calmer avec la musique, parce que je canaliserai son énergie d’une manière différente. Je lui permets d’exprimer ses colères, d’une autre manière. Il y a aussi un soutien psychologique que je peux parfois gérer ou alors je peux le réorienter vers un psychologue spécialisé dans tel ou tel domaine. Mais je vais surtout arriver à le faire verbaliser et à remonter au sens primitif de la colère.
Vous allez aux racines du mal ?
C’est cela et après je vais lui donner des outils pour pouvoir le gérer tout seul. Seulement, c’est des enfants !
Je vais pouvoir leur donner le matériel pour se défendre, mais il faut d’abord les maturer, et les faire murir un peu… Cela peut prendre du temps.Ce sont des procédés complexes qui remettent en cause l’individu et regardez, nous-mêmes les adultes, parfois, nous avons du mal à gérer une émotion, une colère, et il nous faut aussi prendre le temps. Pareil pour les enfants, y’a forcément une période d’apprentissage. Donc, je vais quand même lui fournir des outils pour lui permettre de repérer les éléments, s’ils surviennent une nouvelle fois, pour ne pas exploser et pouvoir éventuellement s’en occuper seul. Il sait aussi qu’il peut trouver de l’aide, auprès de moi.
Comment cela se passe au niveau des adultes ?
J’ai un cabinet libéral et en tant que tel, des gens frappent à ma porte pour toutes sortes de demandes. Il y a des choses que je peux faire car c’est dans mes compétences et il y a des choses que je ne peux pas faire. Un homme s’est présenté à moi car cela faisait 50 ans qu’il ne dormait pas. Là on est dans l’exception et moi je ne peux pas l’aider. Je peux éventuellement essayer de comprendre le pourquoi de cette insomnie mais c’est tout. Ça l’a fait avancer, mais je n’ai pas résolu. Bon, maintenant, l’adulte a une phobie. Là, c’est par contre dans mes domaines de compétences. Je travaille avec des psychologues, et je fais une forme de thérapie cognitive et comportementale. Donc, effectivement, je peux stopper une phobie.
Et enfin dans mon cabinet, les adultes, c’est surtout des parents. Puisque, ils m’amènent leurs enfants, qui ont des problèmes, et bien, eux, ils découvrentparfois qu’ils ont des troubles, mais qui n’ont pas été diagnostiqués. Ils doivent trouver le bon positionnement face à leur enfant. Comment avoir la bonne attitude ? Les séances servent à tout ça, et je fais beaucoup de guidances parentales, en recevant beaucoup de mamans et de papas qui sont un peu déroutés.
Et bien entendu, comme dans un cabinet de psychologie, il y a beaucoup de malheurs, etde graves problèmes !
Quand je ne sais pas ou que je ne peux pas épauler, j’écoute toujours, je prends le temps, j’aide à avancer, à faire le pas, et j’oriente vers des professionnels de santé adaptés au pathologies.
Vous travaillez aussi en EHPAD ?
L’EHPAD (Etablissement d’hébergement pour Personnes Âgées Dépendante), c’est une maison de retraite médicalisée parce qu’on y rentre avec un taux de dépendance. Donc soit vous êtes très dépendant, soit vous êtes un peu plus autonome, mais ça reste un milieu médicalisé, où vous êtes en « sécurité ».
Là, la musicothérapie, c’est autre chose, parce que les pathologies sont autres. La fin de vie, c’est déjà assez compliqué, et parfois des pathologies comme Alzheimer ou Parkinson, qui sont des dégénérescences liées à l’âge, se greffent par dessus. Le cerveau ou les neurones s’abîment et survient des oublis appelés pertes de mémoire. En réalité, on ne perd pas la mémoire. On perd juste l’accès aux souvenirs. Grâce à la musique, qui passe par des canaux de communicationparticuliers dans le cerveau, on arrive à venir stimuler la mémoire et faire remonter des souvenirs.
Ça, c’est déjà super. Le résident revit à l’instant présent.
Exactement comme la fois, où dans une séance, je donne un tambourin à un monsieur que je ne connais pas vraiment. Il ne parle pratiquement plus. Il prend le tambourin, le retourne et il le secoue, mais ne tape jamais dessus. Je lui demande pourquoi, et il me répond : « J’en vends de ça. Mais dans celui là, il n’y a pas de sable… ».
Au final, cette personne était employée d’un magasin de matériels de construction et prenait ce tambourin pour un tamis de sable. Du coup nous somme partis dans une discussion sur les grues, les chantiers de construction etc… Toute sa mémoire était remontée d’un seul coup, cela s’appelle la réminiscence. C’est génial, car après, à chacune de nos rencontres, je l’abordais comme le vendeur qu’il avait été et il ne se sentait plus exclu, il n’était plus le vieillard anonyme recroquevillé dans son coin. Il me connaissait et nous parlions de chantiers. Il se sentait humain !
Et ça, c’est le moment le plus important !
Arriver à rendre à un patient sa personnalité, son humanité pendant quelques temps. À ses yeux, vous devenez un proche et vous entrez dans les secrets de sa vie. Peu à peu vous connaissez son âge, son lieu de naissance, son métier, son épouse, ses enfants, sa vie… Il s’ouvre tout doucement et entre dans la verbalisation de ses émotions.
Une partie de mon travail consiste à aller chercher ces patients qui n’ont plus les mots. Je viens les aider à exprimer leur état, car cela fait un bien fou de pouvoir exprimer si l’on se sent bien ou pas. Et tous ces petits bouts de progrès, unis les uns aux autres, sont de véritables bienfaits pour eux. Même les soignants se rendent compte de leur amélioration physique et mentale. Cela leur permet d’affronter une fin de vie avec un peu plus de sérénité, même dans le cas de pathologies très avancées. À chaque fois, c’est une grande fierté d’arriver à déclencher ces bouts d’intimité, ces histoires de vie qui soulagent leurs maux.
J’ai une quarantaine de patients, tous âgés et généralement en fin de vie. Forcément, et malheureusement j’assiste à beaucoup de départ. J’ai du apprendre aussi à me protéger, car à mes débuts, j’avais la sensation que c’était mon grand-père ou ma grand-mère qui décédaient à chaque fois. Tout se joue à l’affect et il est impossible de tricher. S’ils ne sentent pas ma sincérité, ou s’ils pensent que je me joue d’eux, la relation s’arrêtera toute seule. J’aime les aider à retrouver leur vie, c’est super émouvant de les sentir plus sereins. Ces patients sont reconnaissants et donnent bien plus que ce que je peux leur apporter en me confiant certains de leurs secrets… Ils ont oublié la relation patient /soigneur et souvent je deviens leur ami, leur confident… Ils ne parlent pas beaucoup mais savent que je les comprends, que je ne me moque jamais d’eux et qu’il y a un respect total de ma part concernant leur dignité d’être humain. Sans cette sincérité dans nos relations, cela ne marche pas et c’est la musique qui sert de lien au départ.
Et cela joue aussi sur bien d’autres aspects psychiques ou physiques.
Une personne avec une main recroquevillée sur elle-même n’a pas forcément envie de travailler avec le kiné, car c’est une séance obligatoire pas toujoursbien acceptée et souvent compliquée pour elle. En accord avec son soignant, je lui donne une baguette pour taper sur un xylophone ou elle fait ses exercices sans s’en apercevoir… La main va être sollicité par la jeu et cela permets de la soulager en douceur en lui faisant faire et refaire, tous les exercices demandés.
D’autres se sont isolés avec un repli sur soi. Je les fais participer à des séances collectives où ils ont un petit rôle dans le groupe de musique. Ils ne sont plus si seuls et partagent au moins une activité avec les autres…
En fait, tout ceci soulage leur esprit, leur quotidien, et améliore leur vie, leur fin de vie !
Vous arrivez aussi à améliorer la qualité de vie ?
Oui, tout à fait !
Nous travaillons à deux choses : Amélioration et le maintien des acquis. C’est à dire que nous allons nous focaliser sur les capacités restantes en les mettant en valeur.
Par exemple, la maladie de Parkinson est un ralentissement moteur. Au départ c’est la marche qui devient pénible, puis parfois c’est la voix.
Vous êtes en train de parler de communiquer et la voix s’éteint. C’est très gênant, surtout si le patient en a conscience. Les malades se posent des questions, pourquoi ? Comment est-ce possible ? Puis ils se sentent mis en échec. Nous travaillons avec des chansons, on travaille à enregistrer la voix, la posture, le souffle. Nous essayons de faire pleins d’exercices qui font que derrière, cela permet de retravailler la confiance.
Grace à la musicothérapie, vous activez des canaux différents qui permettent d’exprimer enfin les émotions ?
C’est exactement ça, parce que les maladies neurodégénératives touchent le bon fonctionnement des neurones, mais laissent intacte la mémoire. Du coup, en utilisant d’autres voies d’accès, les patients retrouvent par un autre chemin cet accès. Ils ont contourné les difficultés.
Un peu comme le bègue qui ne peut pas parler correctement, mais quand il chante, il n’y a plus de problèmes. C’est aussi comme le petit enfant autiste qui ne parle pas, qui n’est pas capable de faire une phrase et qui va chanter un couplet. Ça paraît de la magie, mais ça n’est pas de la magie, c’est une bonne connaissance du cerveau, du corps et des émotions. Bien entendu, tout ceci, ne se fait pas en un jour, en claquant des doigts. Il faut parfois plusieurs semaines ou quelques petits mois pour apprivoiser et donner confiance aux patients.
Le résident, par exemple, il va s’allumer et quelque part, je vais le voir s’illuminer, se reconnecter. Mais après, ça demande quand même du temps et un suivit régulier.
En EPAHD Je vais arriver toutes les semaines à la même heure, pour créer une habitude. Cela constitue un repère et c’est bon pour eux. Tous les repères sont utiles, et manger à la même place tous les jours, c’est une bonne chose. Car quand l’être humain est perdu, tout ce qui le ramène à la réalité le contient et surtout l’apaise.
Aujourd’hui, avec mon expérience professionnelle, je peux dire que ce ne sont pas les personnes âgées qui soufrent le plus. Ce sont les familles. C’est clair et net !
Beaucoup de personnes âgées ont des grosses pathologies, mais ont, avec la vie, acquis beaucoup de sagesse et quelque part ils vivent le moment présent. La preuve, pour certains vous êtes là, et dix minutes plus tard ils ne vous voient plus et ont oublié votre passage. Par contre, pour les familles, il y a autre chose qui se joue, c’est la conscience !
Donc je dirais quand même que les aidants, les aidants familiaux, sont ceux qui souffrent le plus, en réalité. C’est aussi eux que je soigne par ricocher, un peu comme les parents dont nous avons parlé toute à l’heure.
Nous ne nous rendons pas compte que nous avons une charge et que la vie nous met à l’épreuve en permanence. La vie, c’est des défis continuels qui ont un rôle. Rien n’est dû au hasard. Cela permet d’apprendre des choses sur la vie à tout un chacun…
C’est une sacrée philosophie !
Si un thérapeute est en position d’aider autant de personnes dans des situations aussi douloureuses, c’est parce que bien évidemment, il n’y a pas de secret : J’ai d’abord travaillé sur moi !
C’est très important, car nous aussi, on a une vie avec des expériences et des choses traumatiques. Donc le conseil que je peux donner à des soignants, ou des aidants, quels qu’ils soient, c’est d’abord de travailler sur eux. Si tu es en bonne santé, là tu vas pouvoir faire du soin. Là, tu vas y aller et porter le bien-être autour de toi. Si je vais bien, les autres iront bien !
Que pouvons nous ajouter sur la musicothérapie ?
Il y a aussi le travail de la voix. Soit je chante, soit c’est la voix des patients que je mets en valeur. C’est aussi une thérapie car il y a des enfants autistes que j’arrive à faire chanter.
Une jeune fille autiste qui a vécu toute son enfance, son adolescence dans le noir, dans le silence et qui a appris à travailler en musicothérapie. Peu à peu, elle a osé chanter et on s’est aperçu qu’elle avait une voix de folie, vraiment exceptionnelle. Elle est connectée à ses émotions et possède une sensibilité à fleur de peau. C’est très très émouvant et surtout très beau, car sa voix est le reflet exact de sa personnalité. Émouvante, fragile, tout en sensibilité, dotée d’une certaine force…
Parfois en maison de retraite, j’ai dix personnes devant moi et je n’ai pas pris les instruments. J’ai juste un micro relié à un ampli. Une fois branché et le son poussé très fort je le fais passer aux patients, je les interroge. Cela peu paraître anodin, mais ils ré-entendent leur voix et ça c’est formidable. A ce moment là, ils arrivent à livrer des témoignages devant tout le monde et c’est super pour eux de savoir qu’ils ont été entendus.
Un jour, je tends le micro à une petite mémé, qui je le pensais été en train de dormir. Elle me fait « oui ? »
Et elle continue : « Les musiques que vous avez passées toute à l’heure, je les écoutaient autrefois, et ça m’a permis de retrouver ma jeunesse. »
Leur tendre un micro, c’est leur donner la parole, c’est les faire exister encore un peu.
Ou cet homme isolé touché par un Alzheimer profond prostré dans son coin qui me déclare tout de go après une séance de musicothérapie : « Celam’a éloigné du cimetière… ».
Finalement il s’était reconnecté quelques minutes pendant la séance. Et ça c’est vraiment génial !
Frédéric Sans possède un site Internet « les réels bienfaits de la musicothérapie ». C’est un espace sur « Spotify » qui rassemble des podcasts sonores qui sont autant de témoignages de la part de patients sur le travail de ce musicologue. La chanson « l’écho de mon Coeur », est issue d’un projet innovant, concernant un enfant présentant des Troubles du Spectre de l’Autisme et souffrant d’un trouble du langage appelé écholalie immédiate. Les enfants atteints de ce trouble répètent immédiatement les mots et les phrases qu’ils viennent d’entendre, mais ne peuvent pas formuler une simple phrase. Pour réussir à donner la sensation qu’il chante seul, chaque mot a été répété, parfois plusieurs fois, jusqu’à ce qu’il y ait l’intention juste, derrière le vocabulaire choisi. Et ainsi de suite, mot après mot, phrase après phrase cet enfant a enregistré un petit texte en musique. Après le montage sonore, cela donne l’impression qu’il parle seul… Ce que n’avait jamais entendu ses proches. Après cela, l’enfant mis en confiance par la réussite de ce projet, a commencé à prendre des initiatives et s’exprime aujourd’hui de façon plus spontanée. C’est toujours complexe, mais il essaie. En faisant écouter la chanson lors d’une réunion avec d’autres personnes de son entourage, il s’est mis à chanter seul… Ce fut une salve d’applaudissements !
De même pour le témoignage d’une personne en fin de vie, atteinte de troubles neurologiques importants et qui ne s’exprime plus. Après plusieurs séances, le musicologue découvre grâce au rythme qu’il ne cesse de battre avec un seul doigt, que ce patient utilisait le langage morse pour contacter des bateaux… Sur ce sujet là, il était très prolifique et passionné.
Ou encore le témoignage d’un homme en fin de vie, avec des troubles du comportement cognitifs très forts et qui était neurologue. Dans le podcast intitulé « le Neuropsychiatre », il exprime tout le bien de cette technique nouvelle en parlant d’égal à égal avec Frédéric Sans qu’il prend pour un confrère. Son langage est fluide et s’enrichit au fur et à mesure de son discours.
Il y a « petit corps malade » ou un vieil homme lui explique qu’il ne parle pas, mais qu’il écrit sans cesse. Après avoir découvert ses 3 ou 4 classeurs de poèmes, ils ont décidé ensemble d’en mettre certains en musique… Un moment fort lui aussi.
Quand on arrive sur ce site, il est impossible de décrocher. Chaque podcast en appelle un autre. Tous les témoignages sont poignants et donnent des frissons… D’autant que Frédéric Sans nous explique en marge les conditions dans lesquelles furent réalisées ses témoignages ou ses petits moments de vie. Ce sont là, autant de symboles flagrants d’une réussite thérapeutique concernant des êtres humains qui n’ont plus beaucoup d’espoir ou qui ont des grosses difficultés pour exprimer leur simples sensations et qui sont doucement poussés sur le côté…
Décryptage du langage corporel et des vues de l’esprit pour rendre à l’être humain toute sa dignité. C’est un travail véritablement centré au coeur de l’humain.
On peut y voir aussi une belle histoire d’amour. Un enthousiasme immodéré envers ces personnes souvent délaissées par les affres de la vie. Cette histoire d’affection ne peut s’inscrire que dans la sincérité, car les patients en EHPAD sont en fin de parcours et ont une sacrée philosophie de la vie. Pourtant, ils rendent ce qu’on leur donne, ce n’est pas plus compliqué que cela.
Pourtant au début de sa carrière, il y a plus de vingt ans, les personnes âgées l’intimidaient. Découvrir les corps vieillis et leurs problèmes cognitifs l’ont un peu effrayé et pendant quelques semaines ce fut dur. Mais, une question le taraudait sans cesse : Comment ces personnes, souvent très proches de la mort, faisaient-elles pour avoir une certaine forme de sagesse, face à l’inéluctable.
Puis il a osé regarder ces êtres seuls, dans le blanc des yeux et là il y a eu des échanges, émouvants, constructifs, positifs etc… A travers ce prisme, Frédéric Sans a enregistré et emmagasiné tout cela. Au fil du temps, et fort de toutes ces expériences, le musicothérapeute soigne avec de plus en plus d’assurance et de sagesse, en ayant accompagné plus de 300 personnes et leurs familles, sur le parcours de fin de vie… « Je leur donne tout et c’est en cela que mon expérience est utile. »
Frédéric Sans va au-delà de la thérapie. À 48 ans, il est devenu un véritable passeur de vie. Il aide les familles, les patients en remontant le fil de l’histoire, en soulageant les maux, grâce aux mots et à la musique, ou en redonnant vie à une histoire d’amour oubliée…
De nombreux patients ne sont plus depuis qu’ils ont témoigné sur les podcasts. Ces enregistrements sont une dernière trace de leur propos, de leurs idées, en prolongeant ce qui n’est plus. Cela ne fait que renforcer la valeur de ces témoignages poignants. L’homme de soin, s’est mis à nu pour échanger et partager la vérité de ses patients, devenus aussi proche que des amis, révélant derrière leurs innombrables souffrances, une étincelle d’humanité. En masquant la thérapie par la sincérité, il révèle l’humain là où on pense qu’il y a de la maltraitance !
Il y a aussi un volet important pour Frédéric Sans, c’est la formation et la transmission de tout ce savoir. Certains organismes de formation lui permettent d’intervenir dans la formation des soignants afin de leur léguer les petits outils de la musique au quotidien. Son mantra principal étant :
Prenez soin de vous!
Les soignants sont au coeur de beaucoup de choses et il vous faut apprendre à prendre soin de vous-mêmes pour pouvoir aider au mieux. Nous ne pouvons aider que si nous nous sentons bien, c’est la base et c’est vraiment très important pour rester en bonne santé face à un travail qui peut s’avérer lourd parfois.
Il fait de même, en donnant des outils aux parents des jeunes enfants dont il a la charge, sans oublier les aidants et les familles.
Depuis quelques semaines, Frédéric Sans est devenu une star de Tiktok. En postant une vidéo mettant en valeur une innovation technique. Il s’agissait d’un instrument qui permet à celui qui le touche de traduire son émotion en image. Cette vidéo a eu un succès fou, avec plusieurs millions de vue. La plateforme Tiktok lui a demandé s’il acceptait de faire des « lives » sur la musicothérapie pour aider des mamans face aux TDAH ou autres troubles du comportement…
Rendez-vous pris pour le « live » et Frédéric Sans s’est retrouvé à répondre à des centaines de mamans complètement perdues face à ces troubles si complexes et aux réponses pas toujours adaptées du système scolaire. Il a confirmé, rassuré ou renvoyé vers des pédopsychiatres ou autres professionnels de santé. Il a utilisé ses compétences pour apporter des réponses à des mamans complètement affolées et démunies face au comportement de leurs enfants.
Frédérique Sans découvre un monde nouveau. Il n’est pas de la génération des réseaux, mais il sait que sur la toile, Tiktok est derrière lui pour le conseiller dans la gestion de ses futurs « lives ».
Grâce à ce nouveau médium et à cette nouvelle manière d’aborder les gens il peut désormais dispatcher des conseils au niveau national, toujours dans le but d’aider, de soulager et surtout de soigner des êtres-humains qui font face à des problèmes insurmontables, tant qu’ils n’ont pas identifiés la cause réelle de leur mal-être… Cette visibilité est salutaire pour mettre des outils à la disposition du plus grand nombre. Car c’est cela l’ultime but : Aider, soulager au travers de la musique !
Que vous inspire cette nouvelle méthode au goût du jour ?
Ça m’inspire que j’ai pas fini d’avancer et de grandir. Il y a d’autres outils aujourd’hui qui vont me permettre d’aller plus loin afin de rendre visible ce que j’ai déjà fait. Hélas, le problème du thérapeute c’est que nous ne pouvons pas soigner tout le monde… donc si j’arrive à délivrer des petits conseils bien pensés et avoir de la visibilité, cela crée du rapprochement. Il n’y a pas beaucoup de thérapeute sur Tiktok, alors cela donne un côté moderne et provocateur auprès de tous les gens qui sont dans la bien pensance… Le cabinet, l’éthique, la déontologie et soigner c’est là que je peux apporter du nouveau. Je suis tellement convaincu de ma façon de faire, que j’ai envie d’explorer cette nouvelle manière d’aider, par simple plaisir J’ai besoin de crier aux gens que vivre de sa passion c’est possible même si on est TDH, même si on est autiste !
En conclusion, Frédéric Sans est thérapeute et avant tout très humain. Son expérience lui a appris à détecter chez les plus jeunes, comme chez les plus âgés les désirs et sentiments enfouis ou bien cachés. A 3 ans, il découvre et se passionne pour la musique, plus tard, il s’en sert pour soigner.
C’est là, sa véritable vocation. Décrypter les silences, les non-dits parce qu’ils sonnent comme des fausses notes à ses oreille. À partir de ce moment, il n’a de cesse de retrouver l’harmonie qui est ancrée en nous. Il devient insistant et par le jeu, déjoue les techniques d’autodéfenses mises en place par le cerveau humain. Trouver ce qui résonne en chacun de nous…
Trouver la bonne partition pour rendre la musique de la vie un peu plus harmonieuse. La partition de chaque être humain est différente et parfois les mauvaises notes remplacent les belles. Accoucher une voix magnifique chez un enfant ou un ado qui ne parle plus, c’est lui offrir une autre vie !
Tout l’Art de Frédéric consiste à entendre et décoder les mauvaises notes. Déplacer un silence pour améliorer ce qui existe déjà et retrouver une belle partition. Certes, elle peut paraître différente de celle du départ, mais l’essentiel, c’est qu’elle fasse écho à une nouvelle vie.
Les personnes âgées en fin de parcours n’ont plus forcément accès à ces notes qui sonnent comme des souvenirs. Retrouver un petit bout de la partition, c’est rendre le sourire à un visage fermé que plus personne ne regarde, c’est retrouver pendant quelques temps l’humanité et la dignité qui sont enfouies au fond de nous, c’est apporter un apaisement, un soulagement et une certaine sérénité au crépuscule d’une vie.
Les familles inquiètes arrivent à se détendre et à accepter l’inacceptable car la quiétude est parfois au rendez-vous.
Frédéric Sans a mis ses passions au service des autres, et donne du sens à sa vie en apportant par, l’intermédiaire du langage universel qu’est la musique, un peu de bonheur et d’estime de soi. Le musicien et le thérapeute nous offrent des moments inoubliables et intenses comme peuvent le faire les plus grands Artistes qui jalonnent notre siècle car n’oublions pas que la musique est un art et une activité culturelle consistant à combiner sons et silences au cours du temps. Elle est aujourd’hui considérée comme une forme de poésie moderne.
Frédéric Sans, utilise avec beaucoup d’adresse cette poésie, pour faire ressurgir les émotions enfouies, et les souvenirs personnels qui font de chacun d’entre-nous l’être unique que nous sommes.
« Le bonheur est sans doute la seule chose que l’on puisse donner sans l’avoir, mais c’est en le donnant qu’on l’acquiert… ».
Gageons que cette maxime énoncée par Voltaire soit l’aboutissement du travail époustouflant que propose Frédéric Sans aux patients qui ont la chance de croiser son chemin !
Philippe Vignon (Tous droits réservés)
Sept 2025
Frédéric Sans : 06 51 26 41 73
Internet : Site Frédéric Sans
Spotify : écoutez les podcast réalisés par Frédéric et ses patients
Instagram : Frédrique Sans












